Le principe est simple : à l’approche de la retraite, un agent peut réduire son temps de travail (par un temps partiel de droit commun) tout en percevant une fraction de sa pension, calculée en fonction du taux d’activité.
Pendant cette période, il continue à cotiser pour sa retraite définitive. Quand il décide de cesser complètement son activité, sa pension est recalculée et intégralement liquidée. Pour y prétendre, l'agent doit comptabiliser au moins 150 trimestres en durée d'assurance et bénéficier d'une autorisation de travail à temps partiel entre 50% et 90%.
Il conserve tous les droits et avantages liés à son statut :
- titres de restauration,
- participation aux frais de transport,
- complémentaire santé,
- prévoyance,
- aides sociales,
Et surtout, il peut revenir à temps plein s’il le souhaite, à tout moment, en mettant fin à la retraite progressive. Cette souplesse est un atout précieux, qui fait de ce dispositif un réel sas entre vie professionnelle et retraite.
En effet, l'employeur public ne peut s'opposer directement à une demande de retraite progressive. Toutefois, ce droit est conditionné à l'octroi d'un temps partiel, que l'administration peut refuser selon les régles de droit commun.
ATTENTION : chaque refus doit pouvoir être motivé, discutés et contesté.
Les inconvénients d'une retraite progressive ?
Le risque de ne pas valider 4 trimestres par an en est un. De plus, la retraite progressive entraîne une cotisation moindre pour la retraite complémentaire.
Votre pension partielle sera calculée sur la base des droits acquis à sa date d'effet, en fonction de votre quotité non travaillée.
Vous pouvez réaliser une simulation de votre retraite progressive depuis votre compte retraite sur info-retraite.fr en allant sur la version personnalisée du simulateur M@rel.